Les saisons

 

Quand un jour, des oies blanches sillonnent notre ciel
Quand derrière les nuages on perçoit du soleil
On peut se dire que le beau temps est arrivé
Puisque nos outardes se décident à immigrer


De très loin on les entend cacarder
Elles s’en viennent en formant un grand V
Et vont se poser sur de grands ilots
De préférence là ou il y a de l’eau

L’homme d’ordinaire n’a qu’une seule femme
L’oie quant à elle n’a qu’une seule flamme
Elles seront scellées pour la vie entière
Retourneront chaque année sur les mêmes terres



L’oie au printemps, est ancrée dans notre mémoire
Comme l’hirondelle, elles font partie de notre histoire
Elles sont les premières à nous faire rêver
Que dans peu de temps nous aurons un été



Que nos pommiers, nos sorbiers, nos fleurs
Retrouveront bientôt leurs couleurs
Notre terre, n’en finit plus de tourner
Quand nous n’en finissons plus d’espérer



Et les oiseaux, comme nous, reprennent le sentier
Nous font penser qu’il faut en profiter


Texte Claude Marcel Breault

 

Bon printemps!

 

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