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D'ou vient le mot Noël

 

Il existe plusieurs hypothèses quant à l'origine de ce mot. Il pourrait venir du latin natalis dies, qui signifie jour de naissance. Un peu partout en Europe, le terme a pris des couleurs différentes: Noël, Noué et Noié en France, Natale en Italie, Natal au Portugal, Navidad en Espagne.

Une autre hypothèse laisse entendre que le mot Noël vient de l'assemblage de deux mots gaulois utilisés pour désigner le "nouveau soleil" apparaissant au solstice d'hiver: noio (nouveau) et hel (soleil).

 

Noël

La fête de Noël étaient à l'origine une fête strictement religieuse.

Dès le début de décembre, la maîtresse de maison commençait à préparer la nourriture pour les fêtes.  On nommait "le temps des fêtes" la période qui commençait le 24 décembre et qui se terminait le 6 janvier parce que pendant cette période, les rencontres étaient très fréquentes.  On peut même dire que le temps des fêtes durait jusqu'au Mardi Gras, dernier jour avant le début du carême.

Vers le 8 décembre, on faisait boucherie.  On tuait les animaux qu'on avait engraissés durant la période estivale.  On plaçait la viande dans la cuisine d'été (pièce qu'on ne chauffait pas durant l'hiver)  Il faut être bien conscients que les réfrigérateurs n'existaient pas à cette époque.  Ensuite, on préparait tartes, gâteaux au fruits, beignes... qu'on gardait au froid.  Les familles étant nombreuses, il fallait se préparer d'avance si on voulait nourrir toute la parenté.

A Noël. on ne donnait pas de cadeaux.  Les étrennes étaient réservées pour le Jour de l'An.  On allait à la messe de minuit, mais les enfants les plus jeunes restaient à la maison avec la mère généralement.  Il faut dire aussi que les grand-parents demeurant souvent à la maison pouvaient aussi garder les enfants.  La messe était à minuit dans ce temps-là.  Il y avait trois messes:  la première très longue avec les prières en latin.  Tout le monde allait communier ce jour-là et seul le curé donnait la communion, ce qui avait pour résultat d'allonger encore la messe.  Chacun s'agenouillait près de la balustrade et  le curé déposait l'hostie consacrée sur la langue de chaque fidèle.

Les autres messes étaient beaucoup plus courtes.  Un chorale préparait des cantiques comme les anges dans nos campagnes, ça bergers, dans cette étable, nouvelle agréable, il est né le divin enfant.

Ensuite, chacun retournait chez lui ou dans sa parenté pour festoyer en prenant d'abord le réveillon où la tourtière était à l'honneur.  On mangeait de cretons, du ragoût de pattes de cochon.  Et pour dessert, il y avait du sirop d'érable et de la crème, des beignes et du gâteau aux fruits.  

 

 

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