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Le jour de l'an
Oui, comme le dit la chanson, c'est dans le temps du Jour de l’An Noël
a pris beaucoup de place dans nos habitudes. C'est souvent la publicité
entre autres qui amène les gens à changer leurs manières de faire. Autrefois,
le premier de l'an avait une place de choix parmi les fêtes La guignolée
que nous faisons aujourd'hui vers la mi-décembre était une coutume qui avait
lieu le 31 décembre. Les hommes, généralement, passaient de
maison en maison pour recueillir des denrées pour les pauvres. On
recevrait surtout des produits de la ferme qu'on distribuait aux pauvres de la
paroisse. Des
enfants précédaient les guignoleux pour annoncer l'arrivée de ces derniers.
Les jeunes faisaient du bruit avec des bâtons. On en profitait évidemment
pour prendre un petit verre, histoire de se réchauffer un peu. On leur
servait aussi une collation pour les aider à continuer leur route.
Inutile de dire qu'au fur et à mesure que la journée avançait, les gais
lurons étaient de plus en plus joyeux. De très
bonne heure, le premier de l'an, on se rendait chez les grands parents. Le
plus âgé de la famille demandait la bénédiction paternelle au patriache.
Le
père étendait alors les mains au
dessus de la tête de ses enfants pour leur donner sa bénédiction, signe de
prospérité pour l'année. On oubliait alors toutes les rancunes qu'on
avait pu avoir et on recommençait l'année en beauté. Ensuite, on
faisait la tournée en souhaitant une bonne année à tous et bien évidemment,
il était decoutume de souhaiter le paradis à la fin de tes jours. Tout
le monde devait souhaiter
bonne année et embrasser toute la maisonnée...
Les
cadeaux étaient offerts au Jour de l'An. Ils étaient simples et
pratiques. On donnait du linge, des fruits, des bonbons, du sucre du pays
et parfois des jouets aux plus petits. A cette époque, on allait à la
messe le matin du Jour de l'An. En sortant del'Église, on en profitait
pour souhaiter bonne année aux connaissances sur le perron de l'église.
Ensuite, certains allaient souhaiter bonne année à leurs connaissances, ce qui
pouvait durer toute la journée. De retour à la maison, on prenait un bon
repas et ensuite venait la veillée avec les histoires, les chansons à répondre
et la danse, tout ça arrosé de petit blanc ou de caribou. À la
fin de la veillée, tout le monde rentrait chez eux, pour prendre un repos bien
mérité.
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